Le bébé apprend la connexion au monde, aux autres par le mouvement

Formation InCorporer

La thérapie InCorporer permet de travailler sur le trauma, l’attachement et la dissociation.

Le modèle s’appuie sur:

  • Les connaissances sur le trauma et les blessures développementales
  • La théorie de la dissociation structurelle de la personnalité
  • l’apport des neurosciences et de la TPV (Théorie Polyvagale)
  • La théorie de l’attachement
  • Le corps en mouvement, les réflexes archaïques
  • La pleine conscience

Le modèle permet de travailler l’intégration avec 5 niveaux différents:

  • L’attachement
  • Les Parts et la reconnexion
  • Les souvenirs traumatiques et la dérégulation émotionnelle
  • Le traitement des informations par le système nerveux
  • Le corps, les mouvements et les réflexes archaïques

2 jours pour plonger dans l’univers InCorporer et en découvrir les fondements théoriques et pratiques.

L’accent est mis sur l’aspect découverte et expérientiel, pour appréhender l’essence du modèle.

Pour qui?

Le module est ouvert à tous: professionnels ou non-professionnels

Que vous soyez thérapeute, professionnel dans le domaine de la santé mentale, dans le social, le monde de l’éducation, le monde de l’entreprise ou simplement curieux de découvrir le modèle thérapeutique, ce module est une occasion d’expérimenter le fonctionnement du système nerveux.

Sous quelle forme?

Atelier découverte: théorie et expérimentation sur soi. Practices en petites groupes.

9 personnes maximum

Formation InCorporer pour quoi faire?

  • Faire connaissance avec son propre système nerveux
  • Expérimenter les notions de neuroception, pleine conscience, déconnexion, Part du Présent, Parts du Passé, système de défense, mode de survie …
  • Développer l’intéroception, l’extéroception, la présence
  • Faire des expériences d’auto-régulation et de corégulation
  • Découvrir, approfondir ses connaissances sur le trauma, l’attachement, la dissociation, l’intégration
  • Comprendre pourquoi parler est insuffisant pour travailler sur les trauma
  • Comprendre pourquoi le travail sur le corps est primordial

Programme

  • Présentation générale du modèle InCorporer
  • Présentation des étapes de la formation au modèle
  • L’héritage neurobiologique
  • Le modèle InCorporer de la personnalité humaine
  • Le système nerveux
  • Les espaces de neuroception
  • L’impact du trauma et des blessures développementales sur le système nerveux
  • Les frontières neuroceptives
  • Sécurisation, corps et système nerveux
  • Exploration des espaces de neuroception
  • Exploration des frontières
  • Un monde en mouvement: le mouvement comme base du développement neurologique
  • Corps, système nerveux et mouvements
  • Les réflexes et les réflexes archaïques
  • Le système nerveux: un système de gestion des informations
  • Trauma et blessures développementales
  • La Part du Présent et les Parts du Passé
  • Modélisation: le protocole des Parts
  • Les 3 connexions primaires
  • Les Mouvements du Présent
  • Présence et Mouvements du Présent
  • La Part du Présent et les Parts du Passé

Modalités d’inscription

Sur le site incorporer.org ou directement sur ce site, en renvoyant la fiche d’inscription accompagnée du règlement.

Fiche d’inscription

Le nombre de participants étant limité, il est recommandé de s’inscrire rapidement. Un mail de confirmation de votre inscription vous sera envoyé à la réception des documents demandés.

N’hésitez pas à me contacter pour toutes demandes de renseignements ou informations supplémentaires.

Tarif

450 € (tarif valable jusqu’à 1 mois avant le début de la formation)

550 € (1 mois avant la date de la formation)

Règlement par chèque

Formation InCorporer Module MOA.Begins lieu

Paris, en présentiel

De 9h à 17h

Les troubles dissociatifs

Les troubles dissociatifs reposent sur le mécanisme de la dissociation.

La dissociation c’est quoi au juste?

Sensation de dépersonnalisation

La dissociation est un mécanisme de défense qui se traduit par une mise à distance émotionnelle, une anesthésie émotionnelle. Ainsi, la personne se sent comme anesthésiée, elle a l’impression de ne plus rien ressentir. « J’ai l’impression d’être vide » disent certains patients.

On sait maintenant que c’est une réponse adaptative de survie face à un traumatisme. Le cerveau droit et le cerveau gauche se « scindent », ce qui permet de continuer à fonctionner sans avoir conscience d’avoir été traumatisé.

La dissociation nous permet de nous distancier de ce qui est trop difficile à vivre pour nous. En conséquence nous pouvons continuer à fonctionner de façon à peu près normale.

La dissociation est un mécanisme de défense cela signifie que c’est un processus complétement naturel et qui va se déclencher en cas de « débordement » de notre système nerveux. Il s’agit donc d’un mécanisme neurobiologique de survie, déclenché pour échapper à un stress extrême que le cortex cérébral ne peut supporter.

En somme, la dissociation est un processus naturel face au traumatisme. Ce processus repose sur la capacité du cerveau humain à se séparer ou se compartimenter.

En effet, pour préserver les fonctions vitales de l’organisme, le cerveau « coupe » toutes les fonctions non-vitales. Le circuit émotionnel est donc très vite désactivé. D’où la sensation d’être spectateur de sa vie…

Les troubles dissociatifs: comment cela se manifeste?

Les troubles dissociatifs constituent un large éventail de symptômes, de légers à sévères, de temporaires à chroniques.

La dissociation peut donner l’impression d’être absent, d’être là sans être là, d’être à coté de soi, d’être dans le brouillard, spectateur de sa vie, à côté de « ses pompes »…

Les personnes dissociées se sentent « vides ». Elles semblent détachées et indifférentes. Souvent la personne dit se sentir « comme spectateur » de sa vie.

Plusieurs types de dissociation existent

  • Amnésie dissociative
  • Fugue dissociative
  • Trouble de dépersonnalisation/déréalisation
  • Trouble dissociatif non-spécifique
  • Trouble de l’identité (TDI)

Les troubles dissociatifs: les conséquences?

  • Difficulté dans la gestion des émotions. Réagir trop vivement ou à l’inverse avec trop de détachement
  • Présence d’émotions et de désirs souvent contradictoires. Par exemple: ressentir en même temps, l’envie de faire du mal à son compagnon et une peur effroyable de vivre sans lui
  • Impression de ne pas être comme les autres, de ne pas être normal
  • Se sentir comme en pilotage automatique: « Je ne veux pas faire ça, je sais que c’est une erreur et je le fais quand même! »
  • Oublier une partie de la journée, ou comment on est arrivé là, ou qui est cette personne qui me dit bonjour…
  • Difficultés importantes de concentration et d’attention
  • Impression de ne pas être soi-même la plupart du temps
  • Sentiment de planer, d’être « à coté de ses pompes », de ne pas être vraiment là…

Est-ce que c’est mal de dissocier?

Non, comme nous l’avons vu précédemment c’est un processus dont nous avons besoin en cas de situation extrême. Il nous permet de traverser des moments insupportables. Donc, heureusement que nous avons cette capacité-la.

En fait, notre système nerveux éteint certaines zones du cerveau pour que nous puissions survivre, pour que nous puissions continuer à fonctionner à peu près normalement. La dissociation permet la mise à distance de certains évènements violents, traumatiques, des abus, des agressions, mais aussi de la maltraitance et/ou de négligence que nous avons pu vivre dans notre enfance par exemple.

Ainsi, une partie de nous peut continuer à fonctionner comme si nous n’avions pas vécu ces moments difficiles. Un enfant peut ainsi aller à l’école, jouer avec ses camarades et se comporter « normalement » alors qu’à la maison il y a de la violence. Un adulte peut fonctionner adéquatement au travail alors qu’il ne gère rien dans sa vie personnelle par exemple.

En définitive, la dissociation permet de survivre, et dans ce sens c’est positif. En revanche c’est un mécanisme de défense très couteux. Il maintient notre système nerveux en état de survie.

Or être en état de survie alors qu’il n’y a plus de danger provoque des réactions, des émotions, des pensées qui ne sont pas adaptées au contexte actuel.

Comment traiter les troubles dissociatifs?

Les maltraitances, les traumatismes, la négligence subit dans l’enfance, les expériences difficiles peuvent affecter le fonctionnement du système nerveux humain. La neuroception (perception du danger et de la sécurité) est alors perturbée. Cela signifie que le SNA (système nerveux autonome) a une perception erronée du danger. De ce fait, l’individu est en hypervigilance, dans une état de survie alors qu’il n’y a pas réellement de danger. Ou à l’inverse, le système nerveux ne perçoit pas le danger alors qu’il est réel et donc n’enclenche pas les réactions défensives adéquates.

Ainsi, il est évident que la parole ne suffit pas à traiter les troubles dissociatifs. Le traumatisme est inscrit dans le corps. C’est à dire que le corps porte les traces des événements passé. Ces traces ne sont pas accessibles à la parole.

Les thérapies adaptées sont celles qui prennent en compte le corps

Le modèle InCorporer

Le modèle InCorporer est pertinent pour travailler sur les traumatismes, les troubles dissociatifs et les troubles de l’attachement.

Son fondateur Julien Baillet est psychologue du développement. Il a crée ce modèle intégratif en 2019. Ce modèle a pour objectif la réparation du système nerveux et la reconnexion. Il permet de travailler évidement sur le psychisme, mais aussi et c’est ça qui est novateur, sur le système nerveux. La place du corps est primordiale dans cette approche thérapeutique.

Interview de Julien Baillet

Le modèle Incorporer permet de réparer le système nerveux

Quel est le rôle du système nerveux autonome?

Ensemble du système nerveux de l'homme
Représentation du système nerveux humain

Le système nerveux autonome (SNA) est un réseau complexe de neurones qui régissent plusieurs fonctions du corps:

  • la coordination des muscles
  • la gestion des informations sensorielles
  • la régulation des organes et des cellules

Il recueille des informations, les traite et envoie à son tour des informations.

Les données de la recherche en neurosciences montrent très clairement que les traumatismes et la violence (physique, sexuelle, émotionnelle), la maltraitance, la négligence, les humiliations, les réprimandes déplacées, les jugements parentaux altèrent le système nerveux et les connexions neuronales.

La neuroception est alors perturbée: le sentiment de sécurité intérieur est altéré. Par conséquent la capacité d’adaptation, la capacité à faire face au stress, la régulation des émotions, mais aussi la confiance en soi, l’estime de soi, la capacité à faire des choix, à agir, à développer et entretenir de bonnes relations avec les autres… sont diminuées.

Les approches liées au développement personnel, la plupart des psychothérapies font l’impasse sur le fonctionnement du système nerveux. Or, par exemple, travailler sur les fausses croyances que nous pouvons avoir sur nous-même ou sur les autres ne sert pas à grand chose tant que notre système nerveux déclenche un signal de danger. Le système nerveux va de façon complétement automatique (hors de la conscience) déclencher une réaction de survie. Cette réaction de défense peut être : le combat, la fuite, le figement ou encore la soumission. Nous n’avons alors pas de recul par rapport à ce qui se passe. Nous agissons en réaction à ce qui se passe.

Que permet le modèle InCorporer?

Réapprendre à notre système nerveux à différencier une situation réelle de danger et une situation ressentie comme telle, bien que non dangereuse. Cela nécessite un travail très spécifique, que permet le modèle InCorporer.

Le système nerveux enclenche des réactions défensives parce qu’une part de nous se sent en danger (d’agression, d’abandon, de rejet, d’humiliation etc.) comme cela à pu être le cas dans l’enfance.

Par exemple: adulte nous sommes inhibés, nous nous « écrasons » comme nous avons appris à le faire face à un parent violent quand nous étions enfant. C’était alors une stratégie d’adaptation pertinente et efficace à l’époque. Le problème est que cette réaction défensive continue de se déclencher alors que nous sommes maintenant adulte, en présence de notre supérieur hiérarchique, un voisin un peu trop bruyant, un commerçant pas très sympa…. Et nous nous déprécions pour notre comportement que nous trouvons lâche…

Comprendre d’où cela vient ne suffit pas à changer. Pour enclencher des changements durables, il est nécessaire de donner de nouvelles informations au système nerveux. Le SNA traitera ces nouvelles informations et ne déclenchera plus de réaction de défense, puisque le contexte a changé. Progressivement cela donnera lieu à des ressentis, des émotions, en lien avec de la sécurité. nos comportements seront alors beaucoup plus adaptés. C’est à dire, en adéquation avec ce qui se passe réellement là maintenant.

Pour en revenir à notre exemple: je peux donc aller parler à mon supérieur hiérarchique sans être dans un état de stress démesuré.

Les bénéfices du modèle InCorporer

  • Moins de jugement sur soi ainsi que sur les autres
  • Moins de culpabilité, grâce à une meilleure compréhension de nos réactions et de celles des autres
  • Fin des ruminations
  • Davantage d’énergie
  • Moins de procrastination, plus d’action
  • Trouver sa place
  • Poser des limites aux autres, savoir dire non sans culpabiliser
  • Apaisement à l’intérieur de soi
  • Liberté d’être soi

La place du corps en thérapie

Lien entre corps et psychisme

Il est communément admis que lorsqu’on va voir un psy, c’est pour parler… S’il est vrai que la parole est le vecteur de communication principal, le corps exprime lui aussi des choses subtiles par le langage corporel.

S’intéresser au corps en psychothérapie devient une évidence.

Pourquoi prendre en compte le corps en thérapie?

En réalité, le corps et la psyché ne font qu’un! Ils sont interdépendants et communiquent constamment ensemble.

Le corps garde des traces du passé, sous la forme de ce que l’on appelle les mémoires implicites. Ces mémoires implicites sont des traces en nous, de ce que nous avons vécu. C’est à dire, que notre corps porte l’inscription des blessures émotionnelles du passé, de notre enfance.

Ces mémoires corporelles sont parfois réactivées (réveillées) par des événements de la vie quotidienne. Lorsque c’est le cas, alors nous ne comprenons généralement pas ce qui se passe en nous. En effet, notre conscient n’arrive pas à faire le lien, entre ce qui se passe dans le présent et le passé.

Ces mémoires corporelles ne sont pas accessibles au langage verbal, à la parole. C’est pourquoi le moyen de communication approprié est le corps lui-même. Le corps porte les blessures du passé et les traumatismes.

Comment s’exprime le corps?

Le corps s’exprime par des sensations mais aussi par des contractures, des courbatures, des douleurs, des symptômes physiques comme des spasmes par exemple.

Par l’intermédiaire de notre posture, de notre positionnement dans l’espace, la place que nous prenons dans une pièce, par nos gestes, nos attitudes…le corps parle de nous, de nos relations avec les autres et avec nous même.

Toutes ces informations viennent compléter les informations verbales. Et elles viennent aussi éclairer sur les blocages, les difficultés.

En effet, parler est nécessaire pour aller mieux…mais c’est loin d’être suffisant.

Concrètement c’est quoi une approche psychocorporelle?

Régulièrement je vous ramènerai à la dimension corporelle par l’intermédiaire de votre respiration, de vos sensations et de la conscience d’être là, ici et maintenant. Vivre l’instant présent, n’est possible que si nous pouvons être pleinement conscients de ce qui se passe autour de nous et en nous, maintenant. Cela implique d’être connecté à soi-même.

Cette conscience se développe, se cultive. Comment? En étant en lien avec notre respiration, nos sensations, nos émotions, et donc de plus en plus en connexion avec soi-même.

En fonction des objectifs de travail, que nous définissons ensemble au cours des premiers entretiens, certaines séances peuvent se passer debout, allongé sur un tapis de sol à faire des exercices.

Le modèle InCorporer met le corps au centre de la thérapie et travaille à la réparation du système nerveux.

Les choses à savoir quand on décide de consulter un "psy"

Conseils pour choisir son « psy »

Il est difficile de s'y retrouver quand on veut consulter un "psy"

Choisir son « psy » lorsque l’on souhaite consulter est une des premières difficultés. Bien choisir son « psy » peut être difficile car il existe différents types de « psy », et plus de 400 thérapies différentes en France.

Avoir besoin de conseils pour s’y retrouver est donc tout à fait normal, tant la diversité des possibilités est vaste.

Conseil n°1 pour choisir son « psy »: Faire le point sur les différences entre les « psy »

La description des différences entre les professionnels ci-dessous, vous aidera à vous y retrouver

Le psychiatre

Le psychiatre est un médecin. Il a donc fait des études de médecine et a choisi ensuite, de se spécialiser en psychiatrie. Il est à même de poser un diagnostic et de prescrire un traitement médicamenteux. Etant donné qu’il est médecin, il y a une prise en charge des consultation par la Sécurité Sociale.

Certains psychiatres se sont formé à la psychothérapie après leurs études de médecine et sont donc à même, de proposer un travail de thérapie (mais ce n’est pas une généralité).

Le psychologue

Un psychologue lui, a suivi des études universitaires concernant les lois du fonctionnement humain et divers domaines de la psychologie. Pour obtenir le diplôme de psychologue, 5 années d’études sont nécessaires et validées par un Master 2 de psychologie (ou un DESS).

Le psychologue n’est pas médecin, donc il ,e prescrit pas de médicaments et les consultations ne sont pas prises en charge par la Sécurité Sociale (mais parfois par certaines mutuelles).

L’usage du titre de psychologue est protégé et réglementé par la loi (loi 85-772 du 25/07/1985). Tout psychologue doit faire enregistrer ses diplômes et s’inscrire au répertoire ADELI. On lui délivre alors un numéro ADELI.

La plupart des psychologues exerçant en libéral sont psychologues cliniciens. C’est à dire qu’ils ont suivi un parcours universitaire en psychologie clinique (d’autres champs existent, comme la psychologie du travail par exemple).

Le psychothérapeute

Le titre de psychothérapeute est protégé par une loi, depuis 2004. Il est désormais réservé aux médecins ou aux psychologues ayant suivis une formation à la psychothérapie (et ayant validé un certain nombre d’heures de stage).

Le psychopraticien

Un psychopraticien n’est ni médecin ni psychologue. Il est formé à une ou plusieurs thérapies ne nécessitant pas le titre de psychologue, ni de médecin.

C’est un titre non protégé par la loi, donc non réglementé.

Le psychanalyste

Un psychanalyste peut être médecin ou psychologue, ou pas.

Sa formation repose sur un travail d’analyse personnelle. C’est à dire que la personne apprend son métier en suivant elle-même une analyse, en tant que patient. Ce travail d’analyse personnelle s’accompagne généralement d’une formation plus théorique, sous forme de séminaires et de supervisions, dispensés par des sociétés psychanalytiques reconnues.

Conseil n°2 pour choisir son « psy »: Connaître les caractéristiques des principaux courants psychothérapeutiques

Il existe plus de 400 thérapies différentes en France. Donc il est important de connaître les caractéristiques des principaux courants de la psychothérapie. De plus, certaines approches sont recommandées par l’OMS(Organisation Mondiale de la Santé) et l’HAS (Haute Autorité de Santé, en France), dans la prise en charge de certains troubles.

Il est donc indispensable de vous renseigner sur le type de thérapie pratiqué par le professionnel que vous envisagez de consulter. La plupart des professionnel dispose d’un site Web, et parfois d’une Page Facebook ou autre, qu’il est toujours instructif de consulter. Cela vous donnera également des informations sur la personnalité de ce professionnel, en fonction des informations qu’il a choisi de mettre à disposition du public.

La psychanalyse et les thérapies dites « psychodynamiques »

Le patient est invité à s’allonger sur un divan (psychanalyse) et à aborder le sujet qu’il souhaite, sur le principe de la libre association. L’analyste intervient très peu. Lorsqu’il le fait, c’est en général sous la forme d’interprétations. La thérapie analytique se centre sur la prise en compte de l’Inconscient et de ses manifestations. On s’intéresse donc aux conflits psychiques, aux pulsions, mais aussi aux rêves, aux lapsus …

Les thérapies psychodynamiques proposent elles, un cadre de travail plus souple. Le professionnel intervient davantage pour guider le patient dans sa réflexion. Le patient n’est pas forcément allongé sur un divan, cela peut se faire en « face à face ».

Si je suis quelqu’un qui a du mal à parler, à mettre des mots sur les problèmes, je vais vite me sentir en difficultés dans ce type d’approche, où le thérapeute va très peu intervenir. Je vais parfois être confronté au silence. Si je suis quelqu’un qui a besoin d’être aidé (à l’aide de questions par exemple) je ne vais pas choisir ce type de thérapie, où je vais vite me sentir confronté à moi-même et seul.

A l’inverse, si je verbalise facilement, si je ne redoute pas le silence, si je souhaite avoir un espace pour réfléchir sur moi, je peux aller vers ce type de thérapie qui va me proposer un espace de liberté pour penser.

L’objectif ici est de comprendre:

  • pourquoi nous en sommes où nous en sommes
  • qui l’on est, pourquoi on fonctionne de cette façon
  • l’incidence de notre histoire familiale, dans nos choix, notre fonctionnement, nos difficultés…

Les indications de la thérapie analytique

Ce type de thérapie est indiqué pour progresser dans la connaissance de soi. C’est également une façon d’explorer la psyché, ce qui est une démarche très intéressante pour les « jeunes psys » par exemple.

Les Thérapies Comportementales et Cognitives (TCC)

Les thérapies comportementales et cognitives sont interactives. En effet ici, nous sommes dans une approche collaborative. Les interactions avec le thérapeute sont donc nombreuses. Le thérapeute aide le patient à mettre des mots sur ce qu’il vit, ressent et pense. De plus, la psychoéducation est importante dans les TCC. Le thérapeute explique les processus psychologiques, donne des définitions concernant le problème que je rencontre dans ma vie.

Nous établissons ensemble des objectifs de travail et la façon de les atteindre. Le travail est progressif et souvent je dois réaliser des exercices entre les séances pour m’entrainer à ce qui m’a été montré en séance.

Donc, si j’ai des difficultés à parler, le thérapeute me soutiendra en me posant des questions et en m’expliquant les mécanismes en jeu.

Ici, l’objectif est d’apprendre à fonctionner autrement, à dépasser ses difficultés, à développer de nouvelles habiletés.

Vous pouvez trouver des informations sur le site de référence: l’AFTCC

Les TCC sont recommandées dans le traitement de:

  • La dépression
  • Les troubles anxieux (crise d’angoisse, attaque de panique, agoraphobie, TAG, doutes etc.)
  • Les phobies, la phobie sociale (timidité, peur des autres)
  • Le stress
  • La souffrance au travail, burn-out
  • Les difficultés sexuelles

Toutefois, parfois les TCC atteignent leurs limites dans le traitement de la personnalité par exemple.

La thérapie des schémas

La thérapie des schémas est une thérapie émotionnelle. Elle repose sur les mêmes principes que les TCC. Elle permet de travailler sur des blessures profondes de l’enfance, sur la répétition des scénarios de vie. Le thérapeute est très présent, il explique, guide, soutient et participe au reparentage partiel du patient.

Indications de la thérapie des schémas

  • Les troubles de la personnalité
  • La dépression « chronique »: rechutes dépressives à répétition
  • L’anxiété
  • Les blessures de l’enfance
  • La répétitions de certains scénorios de vie, erreurs ou choix
  • Les difficultés relationnelles

L’EMDR

La thérapie EMDR permet de travailler sur des traumatismes, des blocages, des difficultés que l’on ne parvient pas à dépasser. Ce type de thérapie est émotionnel. C’est-à-dire qu’au cours de la thérapie notre ressenti va changer. L’objectif ici, n’est pas tant d’analyser ce qui se passe, que de se libérer de ses souffrances, se libérer du poids de son passé parfois.

L’association de référence est : EMDR France

Indications de la thérapie EMDR

  • Les traumatismes
  • Les souvenirs perturbants
  • Les cauchemars
  • L’anxiété, les attaques de panique
  • Les phobies
  • Les douleurs chroniques
  • Le deuil
  • Les problèmes de somatisation

Conseil n°3 pour choisir son « psy »: Faire confiance à son ressenti lors des premières consultations

Faire confiance à son ressenti lors des premiers rdv est important. Chaque « psy » est unique. Chaque « psy » a un style, une attitude, une personnalité… et il a été prouvé que cela influence autant, si ce n’est plus, les résultats thérapeutiques, que la thérapie elle-même.

Vous sentez-vous: écouté? regardé? entendu? compris? Le thérapeute cherche t-il à vous comprendre, à vous mettre à l’aise?… Cela est essentiel pour choisir son « psy ».

Un lien de confiance va devoir s’établir entre vous deux. Aussi il est important que vous vous sentiez à l’aise. Le lien de confiance va se tisser au cours des séances, il est rarement là d’emblée. Cependant, ce lien de confiance ne pourra pas s’établir si vous ne vous ne vous sentez pas à l’aise, écouté, compris, accepté, non jugé.

Lors des premiers rdv, ou même lors de la prise de rdv par téléphone, vous avez le droit de poser des questions à votre interlocuteur, sur sa formation, ses diplômes, sur les thérapies qu’il pratique, sur le prix des consultations, sur la façon dont il assure sa formation continue (supervision, séminaires d’approfondissement, accréditation…). Ce ne sont, normalement pas, des questions choquantes pour un « psy ». Il devra être à même de vous répondre simplement et sans gêne.

Le trouble de la personnalité borderline

Jeune femme débordée par ses émotions. Elle souffre d'une grande instabilité émotionnelle, un des symptôme de la personnalité borderline

Le trouble de la personnalité borderline touche environ 2% de la population en France (10% pour les divers troubles de la personnalité). Le trouble débute généralement à la fin de l’adolescence ou au début de l’âge adulte.

La personnalité s’exprime par la façon de réagir aux situations dans lesquelles nous nous trouvons. Ainsi, notre manière d’être se construit de façon précoce, dans les interactions avec l’environnement, les proches, mais aussi, en fonction de notre tempérament (la part biologique de nous-même).

Les traits de personnalité sont notre façon de penser, de réagir, de percevoir les autres et ce qui nous arrive. Ces traits sont généralement assez stables dans le temps.

Toutefois, certaines caractéristiques de la personnalité, sont parfois plus rigides, et peuvent perturber la qualité de notre relation aux autres. Les relations sociales et professionnelles sont alors difficiles, conflictuelles.

Le trouble de la personnalité borderline

Ce trouble de la personnalité borderline se développe à partir d’une sensibilité spécifique qui se manifeste à 3 niveaux:

  • Une hyperréactivité aux stimulations de l’environnement, ce qui entraine des réactions parfois disproportionnées
  • Une intensité de la réaction émotionnelle, ce qui donne naissance à des émotions souvent très/trop fortes
  • Une lenteur de l’apaisement de cet état émotionnel intense. Ainsi, la personne va rester dans cet état émotionnel fort, plus longtemps que la plupart des gens

C’est pourquoi, une personne souffrant d’un trouble de la personnalité borderline, a tendance à sur-réagir dans certaines situations.

Les relations affectives, amoureuses, les relations au travail sont souvent difficiles à gérer.

Les situations générant du stress sont également difficiles à appréhender. Comme par exemple, le stress lié au travail, passer des examens… etc.

Pour tenter de trouver de l’apaisement, une personne souffrant d’un trouble de la personnalité borderline, a tendance à avoir une consommation abusive d’alcool et/ou autres produits.

C’est pourquoi, des problématiques addictives sont fréquentes chez les personnes présentant ce type de trouble.

Ce mode de réactions intenses, entraine une souffrance importante, une dévalorisation de soi et souvent, des relations avec les autres qui sont difficiles voire explosives.

Cette souffrance est telle, que le risque suicidaire est important. 60 à 70% des personnes souffrant d’un trouble de la personnalité borderline font des tentatives de suicide.

Les autres troubles de la personnalité

Les troubles de la personnalité:

  • narcissique
  • dépendante
  • histrionique
  • évitante
  • obsessionnelle-compulsive
  • paranoïaque
  • schizotypique
  • schizoïde
  • antisocial

Quel type de thérapie est adapté pour la prise en charge de ses troubles?

La thérapie des schémas est adaptée pour le traitement des troubles de la personnalité. D’ailleurs, elle a été développée par Jeffrey Young pour traiter ce type de difficultés. En effet, les thérapies comportementales et cognitives (TCC) se sont révélées, à elles seules, insuffisantes pour la prise en charges de ces troubles.

Par ailleurs, la thérapie EMDR peut également être adéquate pour dépasser les traumatismes souvent présents dans la vie des personnes souffrant d’un trouble de la personnalité, notamment borderline.

Le modèle InCorporer est particulièrement adapté également.

La thérapie basée sur la pleine conscience

Profiter pleinement de l'instant présent en marchant pieds nus dans l'herbe

La thérapie basée sur la pleine conscience repose sur une forme de méditation laïque.

Approche basée sur la gestion des émotions

L’objectif est de développer une plus grande flexibilité de réactions par rapport aux événements extérieurs, mais aussi, aux événements intérieurs (c’est à dire nos pensées, émotions, sensations corporelles). En effet, nous avons tous des automatismes, des pensées automatiques qui déclenchent des émotions et des réactions qui souvent sont erronées, dysfonctionnelles.

Par exemple: vous croisez votre patron dans les couloirs de l’entreprise, il ne vous dit pas bonjour… Vous en déduisez qu’il est contrarié contre vous et qu’il veut vous virer…

La pratique de la pleine conscience aide à vivre les choses avec plus de distance, à être moins impacté. Et donc à pouvoir penser par exemple: « Il ne m’a pas dit bonjour, ce n’est pas agréable, je ne sais pas ce qui s’est passé. »

La thérapie basée sur la pleine conscience permet de:

  • Développer les capacités d’attention
  • Une meilleure gestion des émotions et donc du stress
  • L’acceptation de ce qui est et que l’on ne peut changer
  • La flexibilité cognitive
  • De travailler la prévention des rechutes dépressives

Les indications de la thérapie basée sur la pleine conscience:

L’apprentissage de la méditation de pleine conscience est une étape importante dans ce type de thérapie et nécessite un entrainement quotidien. Cette étape repose sur la pratique de séances de méditations guidées, d’exercices corporels et d’explications.

Ainsi, dans un second temps, cette pratique de la méditation de pleine conscience, va permettre de vivre autrement ses propres difficultés, de s’exposer à sa douleur (douleur d’être soi, douleur liée au travail, douleur liée au fait d’être célibataire etc.) Le fait de s’exposer à la douleur va permettre de la vivre autrement.

Statut de Bouddha en position de méditation. Musée Guimet
Statut de Bouddha en position de méditation. Musée Guimet

L’anxiété et les troubles anxieux

Femme angoissée sur un quai de métro. Crise d'angoisse, attaque de panique

L’anxiété et les troubles anxieux sont fréquents: 3 à 5% de la population française souffre de troubles anxieux.

L’anxiété est un état émotionnel traduisant une inquiétude, une peur, qui correspond à un anticipation d’un danger ou d’un problème à venir. Bien que son ressenti soit désagréable (peur, inquiétude, stress) cette émotion est normale. Elle est d’ailleurs inhérente à la vie.

Toutefois, parfois cette émotion s’avère disproportionnée et envahissante. Elle se cristallise alors en un trouble. On parle alors de trouble anxieux. Il y a un continuum de la simple inquiétude à l’angoisse.

L’anxiété est une émotion souvent ressentie comme désagréable. Elle correspond à l’attente plus ou moins consciente d’un danger, ou d’un problème à venir.

A quoi sert l’anxiété?

Comme toute les émotions, elle est utile. Et ce, malgré son ressenti désagréable. Elle nous alerte sur les situations à risques et sur les dangers. En effet, il est tout à fait normal de ressentir de l’anxiété lorsque l’on décide de quitter son emploi, par exemple.

le souci, l’inquiétude, l’anxiété sont des alertes qui nous permettent de limiter les prises de risques.

  • Trop peu d’anxiété, nous amènerait à prendre trop de risque. Ce qui pourrait nous mettre en danger.
  • Trop d’anxiété nous inhibe et nous épuise.

Quels sont les principaux troubles anxieux?

  • Attaques de panique/trouble panique, crise d’angoisse
  • Agoraphobie
  • TOC (trouble obsessionnel compulsif)
  • TAG (trouble anxieux généralisé), « maladie du soucis »
  • Phobies
  • Phobie sociale
  • Etat de stress post-traumatique (traumatisme)

Comment traiter l’anxiété et les troubles anxieux?

Pour traiter l’anxiété et les troubles anxieux, une prise en charge médicamenteuse peut s’avérer nécessaire, pour calmer les manifestations somatiques. Cela dépend de l’intensité de ces dernières.

Pour traiter ces différents troubles liés à l’anxiété, les thérapies comportementales et cognitives sont particulièrement recommandées, du moins en première intention.

L’anxiété excessive résulte d’une anticipation exagérée du futur. En effet, les personnes qui « vivent » dans le futur sont anxieuses. Se projeter dans le futur est en général une façon d’essayer d’anticiper les difficultés. Or, il n’est pas possible de contrôler des événements futurs, qui par définition n’existent pas encore. cette tentative de contrôle qui échoue, génère de l’anxiété.

Les thérapies comportementales et cognitives

Avec les TCC, les pensées automatiques dysfonctionnelles, les croyances erronées vont être travaillées. L’intensité de l’émotion va diminuer grâce à l’exposition progressive à ce qui génère cette anxiété. Des comportements nouveaux, adaptés, vont être développés.

Les thérapies comportementales et cognitives reposent sur le postulat que l’anxiété (ou le trouble anxieux) est la conséquence de pensées automatiques dysfonctionnelles, de croyances négatives et de comportements inadaptés.

Le thérapeute va donc aider le patient à travailler sur ses pensées et fausse croyances. L’exposition progressive à la situation anxiogène entrainera progressivement une habituation à cet état émotionnel puis, une extinction de cette anxiété dysfonctionnelle. Enfin, patient et thérapeute travailleront à la mise en place de nouveaux comportements, plus adaptés.

La thérapie EMDR

L’anxiété et les troubles anxieux peuvent être concomitants à un événement particulier comme par exemple un accident, une agression…

En thérapie EMDR, les croyances ne sont pas considérées comme étant la cause du trouble, mais comme les conséquences, les symptômes.

L’expérience de cet événement très anxiogène a été si dérangeante que le traitement de l’information a été perturbé. Les informations n’ont pas été retraitées adéquatement et constituent donc des réseaux de mémoire dysfonctionnels.

La thérapie EMDR va permettre de travailler sur ces réseaux de mémoire dysfonctionnels. Les informations vont progressivement pouvoir être retraitées et donc rangées dans les souvenirs. Les souvenirs aussi pénibles soient-ils, ne génèrent pas d’émotion forte, ni de sensation physique.

La thérapie des schémas

 Ici, l’anxiété n’est plus réactionnelle à des situations difficiles, mais elle devient un trait de caractère (ou un trait de personnalité). C’est à dire que l’anxiété est un façon d’être. Par exemple, ce sont des personnes qui prévoient toujours le pire, ou des personnes qui sont dans l’anticipation constante et qui pensent:  » que va-t-il se passer ensuite?… »

Il n’y a pas ici de situation particulière qui déclenche l’anxiété, c’est davantage comme une façon d’être. Ces personnes ont un schéma de peur (schéma de Danger/Vulnérabilité).

Femme très anxieuse, soumise à un stress, un sentiment d'étrangeté et une sensation de vertige

Le traumatisme ou ESPT

Représentation d'une personne qui souffre de traumatisme. Des idées noires encombrent son psychisme

Le traumatisme ou état de stress post-traumatique résulte de situations ou d’événements que notre psychisme ne peut intégrer (« digérer »).

En effet, certains événements de vie, peuvent avoir un impact traumatique et engendrer des symptômes très invalidants.

Plus l’événement est soudain, menaçant, violent, inimaginable, impensable, plus le risque est important que notre psychisme soit « débordé ».

Après un choc très intense (agression, attentat, prise d’otage, harcèlement, violence, maltraitance, catastrophe naturelle, incendie, etc.), il est normal de développer des symptômes particuliers. Cependant, la violence et le caractère impensable de l’événement ne sont pas des caractéristiques toujours présentes. Il arrive que certains événements, en apparence anodins, puissent avoir un impact traumatique.

Notre psychisme a des capacités d’auto-guérison, comme notre corps d’ailleurs. La plus part du temps, le psychisme parvient à intégrer, à « digérer » la situation difficile avec le temps. Toutefois, il arrive que ces capacités soient débordées, et les éléments de la situation difficile ne sont alors pas traités (donc pas rangés). Ceci explique qu’une personne qui souffre de traumatisme, revit les événements comme s’ils avaient eu lieu la veille.

Quels sont les symptômes du traumatisme ?

Femme très anxieuse, soulise à un stress, un sentiment d'étrangeté et une sensation de vertige
  • Des flashs de l’événement (sous forme visuelle ou auditives)
  • De l’anxiété
  • La dépression
  • Une hypersensibilité à tout ce qui se passe
  • De la peur
  • De l’irritabilité
  • Des troubles du sommeil (difficultés à s’endormir, ou réveils nocturnes)
  • Des cauchemars
  • Le sentiment d’être différent
  • Le sentiment que personne ne peut comprendre
  • Etc.

Ces manifestations sont tout à fait normales, compte-tenu du contexte, qui lui, est anormal.

Le psychisme et le corps tentent de s’adapter. Avec le temps, ces symptômes s’estompent petit à petit.

Toutefois, parfois le psychisme ne parvient pas à réguler, à « digérer » et les symptômes s’inscrivent dans le temps. On parle alors d’ESPT (Etat de Stress Post-Traumatique) ou traumatisme au sens psychologique.

Malheureusement, passé quelques semaines ou quelques mois, ces symptômes ne disparaitront plus. Consulter un thérapeute spécialisé sera nécessaire pour traiter le traumatisme.

Quel type de thérapie est adapté ?

D’après les spécialistes 20 à 40% des personnes ayant vécu des événements « hors du commun » vont développer un ESPT. Une aide psychologique adaptée va être alors indispensable.

La thérapie EMDR est particulièrement recommandée par l’OMS (organisation Mondiale de la Santé) et l’HAS (Haute Autorité de Santé en France) pour traiter les traumatismes.

La maltraitance physique et/ou psychologique dans le couple, dans l’enfance, au travail… peuvent également avoir un impact traumatique.

L’EMDR est une psychothérapie adaptée pour traiter tous les types de traumatismes (récent ou ancien).

Sculpure en hommage aux victimes des attentats de Paris et Saint-Denis le 13/11/2015
Bouquet de Tulipes. Jeff KOONS

Le modèle InCorporer est particulièrement performant pour travailler sur les traumatismes car il permet au système nerveux de traiter de nouvelles informations.

La thérapie des schémas

Les clés de notre bien être son à l'intérieur de soi

La thérapie des schémas a été développée par Jeffrey YOUNG, un psychologue américain. Il est le fondateur et le directeur des Centres de thérapie cognitive de New York et du Connecticut, ainsi que de l’Institut de Schéma Therapy de New York.

Cette thérapie est « intégrative » dans le sens où elle repose sur des pratiques et théories issues des: TCC, théorie de l’Attachement, neurosciences, gestalt thérapie, psychanalyse et approches psychodynamiques.

La notion de schéma

Les schémas sont des représentations mentales inconscientes concernant soi-même, les autres et le monde. Concrètement, un schéma est un ensemble de pensées, d’émotions, de sensations corporelles, de comportements, de souvenirs liés à un thème précis. Comme par exemple: l’abandon, l’imperfection, la peur, la méfiance, etc.

Pour mieux comprendre: exemple du schéma d’Abandon

Si je présente le schéma d’Abandon, alors j’ai tendance à me sentir abandonné(e) dans les situations de la vie quotidienne (quand mon/ma conjoint(e) est en retard, quand un ami discute et rigole avec quelqu’un d’autre, quand une personne à qui j’envoie un texto ne me répond pas immédiatement…). En réaction à cela, je vais m’inquiéter ou ressentir une forte colère. Alors, il est probable que j’aurai tendance à me replier sur moi-même ou à l’inverse à devenir agressif/ve…

Quelle est l’origine des schémas?

  1. L’origine des schémas se trouve dans l’enfance. Elle est en lien avec la façon dans les besoins affectifs fondamentaux de l’enfant ont été comblés: adéquatement, insuffisamment ou trop
  2. La qualité des relations avec l’entourage et les expériences précoces de l’enfant sont fondamentales
  3. Le tempérament de l’enfant est lui aussi déterminant

Les besoins affectifs fondamentaux sont:

Enfant qui subit la colère de sa mère. Climat de peur et d'insécurité affective.
  • Le sentiment de sécurité
  • Se sentir aimé et respecté
  • Le développement de l’autonomie
  • La possibilité de s’exprimer (les besoins et les émotions)
  • La mise en place de limites adaptées

Les étapes de la thérapie des schémas

Dans un premier temps, il est nécessaire d’identifier les schémas dysfonctionnels en lien avec les difficultés actuelles. En effet, cette thérapie permet d’identifier les schémas qui nous sont propres, notamment ceux qui sont dysfonctionnels.

Dans un second temps, par des techniques diverses, patient et thérapeute vont travailler à assouplir les schémas. Ainsi, ils vont devenir moins rigides.

De cette façon, le patient apprend à mieux gérer ses émotions et à sortir des cercles vicieux dans lesquels il est enfermé (sortir des scénarios de répétition).

Ouvrage de Jeffrey Young sur la thérapie des schémas. Cet ouvrage est destiné aux patients

Dans cet ouvrage, l’auteur Jeffrey Young s’adresse aux patients (ce n’est pas un manuel de thérapeute). Vous y découvrirez la description de tous les schémas, la façon dont ils se mettent en place… La lecture de cet ouvrage est un bon préalable à un travail de thérapie des schémas.

Par ailleurs, cette thérapie est particulièrement adaptée pour traiter les personnes souffrant d’un trouble de la personnalité borderline.