« Le traumatisme n’est pas juste un événement qui s’est produit dans le passé. C’est aussi l’empreinte que cette expérience a laissé sur l’esprit, le cerveau et le corps. Une trace qui influence grandement la manière dont notre organisme s’y prend pour survivre dans le présent. »
Bessel van der Kolk, Le corps n’oublie rien
Le traumatisme: parler ne suffira pas
Le traumatisme vient bouleverser le domaine de la psychothérapie. Parler de ce qui nous arrive, de nos difficultés, de notre ressenti, est généralement ce que l’on s’attend à faire dans le cabinet d’un psychologue. Or, dans le domaine du psychotraumatisme, on sait maintenant que ce n’est pas la bonne approche. Parler de ce qui nous perturbe au plus profond de nous, est certes nécessaire mais ne suffira pas.
En effet, les progrès en neurosciences permettent de mieux comprendre comment le traumatisme perturbe le développement du cerveau, les capacités de régulation émotionnelle, les capacités d’attention et de concentration et aussi la gestion des relations avec les autres.
Le traumatisme laisse des traces tangibles dans le fonctionnement du cerveau et a un impact jusqu’au fonctionnement de nos organes. La respiration est alors superficielle (dans le sens peu profonde), la digestion peut être ralentie, les tendons stockent des tensions, les fascias sont aussi impactés et se rigidifient etc. C’est pourquoi nous pouvons développer des douleurs, des symptômes que la médecine ne parvient pas à objectiver et à expliquer.
Les symptômes du traumatisme
Anxiété, peur, hypervigilance, être sur le qui-vive en permanence
Dépression, absence de volonté, manque de motivation
Hypersensibilité, irritabilité
Sentiment d’être différent, que personne ne peut comprendre
Troubles du sommeil, cauchemars, réveils nocturnes, trouble de l’endormissement
Flash-back etc.
Exemples de l’impact d’un trauma:
Perturbation du traitement des informations par le cerveau
Anticiper toujours le pire, ruminer toujours sur les mêmes choses, ne faire confiance à personne
Difficultés à reconnaitre, exprimer et gérer ses émotions
Sensations et/ou manifestations corporelles que l’on ne comprend pas
Douleurs, troubles, maladies que la médecine n’explique pas
Errance médicale: absence de diagnostic ou à l’inverse multi-diagnostic
Dépression et/ou anxiété chronique, avec inefficacité (ou peu d’efficacité) des traitements antidépresseur et anxiolytique
Plusieurs types de traumatismes: de quoi parle-t-on?
Le domaine du psychotraumatisme est complexe, on distingue plusieurs types de traumatismes:
Le terme « simple » est à comprendre dans le sens d’événement unique, ponctuel, à un instant t de la vie. Par exemple: un accident, une agression, l’annonce d’un diagnostic médical, une prise d’otage, un décès, l’annonce d’un licenciement etc.
Le traumatisme complexe
Le terme complexe vient signifier la répétition dans le temps de situations perturbantes ayant eu lieu généralement dans l’enfance. La fréquence et la répétition vont impacter l’enfant et son développement. Par exemple: être rabaissé régulièrement, être puni systématiquement sans pouvoir s’expliquer, ne pas être considéré…. Mais aussi, être témoin de violence entre ses parents, avoir un parent qui souffre de dépression, avoir un parent avec un problème d’addiction…. etc.
Le traumatisme développemental
Ce type de trauma se développe chez les personnes, ayant durant leur enfance subies de la maltraitance, de l’abus, des négligences, de l’abandon. Comme par exemple:
des paroles blessantes, humiliantes, dévalorisantes
des moqueries
des menaces du style:Arrête de pleurer ou je te laisse tout seul! »
de la culpabilisation
des cris
de la violence subie, ou dont on a été témoin
Ici, les besoins de sécurité physique et émotionnelle de l’enfant ne sont pas assurés et cela entraine des blessures traumatiques.
Le trauma d’attachement
Ce type de trauma résulte principalement de négligence. On sait maintenant que la négligence a des répercussions tout aussi importantes, si ce n’est plus, sur le développement d’un enfant que la maltraitance.
Ici, ce sont les besoins émotionnels de l’enfant qui ne sont pas satisfaits et cela entraine ce que l’on appelle des blessures d’attachement. Ces blessures résultent de l’absence de lien affectueux et harmonieux durant l’enfance. En conséquence, des choses importantes pour le développement de l’enfant ne se produisent pas.
L’attention, l’écoute, le réconfort, les encouragements, le soutien, avoir du plaisir à être ensemble, faire plaisir sont importants à vivre, à ressentir quand on est enfant. Cela participe a un développement harmonieux de l’enfant et donc de l’adulte que l’on deviendra.
Les troubles dissociatifs reposent sur le mécanisme de la dissociation.
La dissociation c’est quoi au juste?
Sensation de dépersonnalisation
La dissociation est un mécanisme de défense qui se traduit par une mise à distance émotionnelle, une anesthésie émotionnelle. Ainsi, la personne se sent comme anesthésiée, elle a l’impression de ne plus rien ressentir. « J’ai l’impression d’être vide » disent certains patients.
On sait maintenant que c’est une réponse adaptative de survie face à un traumatisme. Le cerveau droit et le cerveau gauche se « scindent », ce qui permet de continuer à fonctionner sans avoir conscience d’avoir été traumatisé.
La dissociation nous permet de nous distancier de ce qui est trop difficile à vivre pour nous. En conséquence nous pouvons continuer à fonctionner de façon à peu près normale.
La dissociation est un mécanisme de défense cela signifie que c’est un processus complétement naturel et qui va se déclencher en cas de « débordement » de notre système nerveux. Il s’agit donc d’un mécanisme neurobiologique de survie, déclenché pour échapper à un stress extrême que le cortex cérébral ne peut supporter.
En somme, la dissociation est un processus naturel face au traumatisme. Ce processus repose sur la capacité du cerveau humain à se séparer ou se compartimenter.
En effet, pour préserver les fonctions vitales de l’organisme, le cerveau « coupe » toutes les fonctions non-vitales. Le circuit émotionnel est donc très vite désactivé. D’où la sensation d’être spectateur de sa vie…
Les troubles dissociatifs: comment cela se manifeste?
Les troubles dissociatifs constituent un large éventail de symptômes, de légers à sévères, de temporaires à chroniques.
La dissociation peut donner l’impression d’être absent, d’être là sans être là, d’être à coté de soi, d’être dans le brouillard, spectateur de sa vie, à côté de « ses pompes »…
Les personnes dissociées se sentent « vides ». Elles semblent détachées et indifférentes. Souvent la personne dit se sentir « comme spectateur » de sa vie.
Plusieurs types de dissociation existent
Amnésie dissociative
Fugue dissociative
Trouble de dépersonnalisation/déréalisation
Trouble dissociatif non-spécifique
Trouble de l’identité (TDI)
Les troubles dissociatifs: les conséquences?
Difficulté dans la gestion des émotions. Réagir trop vivement ou à l’inverse avec trop de détachement
Présence d’émotions et de désirs souvent contradictoires. Par exemple: ressentir en même temps, l’envie de faire du mal à son compagnon et une peur effroyable de vivre sans lui
Impression de ne pas être comme les autres, de ne pas être normal
Se sentir comme en pilotage automatique: « Je ne veux pas faire ça, je sais que c’est une erreur et je le fais quand même! »
Oublier une partie de la journée, ou comment on est arrivé là, ou qui est cette personne qui me dit bonjour…
Difficultés importantes de concentration et d’attention
Impression de ne pas être soi-même la plupart du temps
Sentiment de planer, d’être « à coté de ses pompes », de ne pas être vraiment là…
…
Est-ce que c’est mal de dissocier?
Non, comme nous l’avons vu précédemment c’est un processus dont nous avons besoin en cas de situation extrême. Il nous permet de traverser des moments insupportables. Donc, heureusement que nous avons cette capacité-la.
En fait, notre système nerveux éteint certaines zones du cerveau pour que nous puissions survivre, pour que nous puissions continuer à fonctionner à peu près normalement. La dissociation permet la mise à distance de certains évènements violents, traumatiques, des abus, des agressions, mais aussi de la maltraitance et/ou de négligence que nous avons pu vivre dans notre enfance par exemple.
Ainsi, une partie de nous peut continuer à fonctionner comme si nous n’avions pas vécu ces moments difficiles. Un enfant peut ainsi aller à l’école, jouer avec ses camarades et se comporter « normalement » alors qu’à la maison il y a de la violence. Un adulte peut fonctionner adéquatement au travail alors qu’il ne gère rien dans sa vie personnelle par exemple.
En définitive, la dissociation permet de survivre, et dans ce sens c’est positif. En revanche c’est un mécanisme de défense très couteux. Il maintient notre système nerveux en état de survie.
Or être en état de survie alors qu’il n’y a plus de danger provoque des réactions, des émotions, des pensées qui ne sont pas adaptées au contexte actuel.
Comment traiter les troubles dissociatifs?
Les maltraitances, les traumatismes, la négligence subit dans l’enfance, les expériences difficiles peuvent affecter le fonctionnement du système nerveux humain. La neuroception (perception du danger et de la sécurité) est alors perturbée. Cela signifie que le SNA (système nerveux autonome) a une perception erronée du danger. De ce fait, l’individu est en hypervigilance, dans une état de survie alors qu’il n’y a pas réellement de danger. Ou à l’inverse, le système nerveux ne perçoit pas le danger alors qu’il est réel et donc n’enclenche pas les réactions défensives adéquates.
Ainsi, il est évident que la parole ne suffit pas à traiter les troubles dissociatifs. Le traumatisme est inscrit dans le corps. C’est à dire que le corps porte les traces des événements passé. Ces traces ne sont pas accessibles à la parole.
Les thérapies adaptées sont celles qui prennent en compte le corps
Son fondateur Julien Baillet est psychologue du développement. Il a crée ce modèle intégratif en 2019. Ce modèle a pour objectif la réparation du système nerveux et la reconnexion. Il permet de travailler évidement sur le psychisme, mais aussi et c’est ça qui est novateur, sur le système nerveux. La place du corps est primordiale dans cette approche thérapeutique.
Le modèle Incorporer permet de réparer le système nerveux
Quel est le rôle du système nerveux autonome?
Représentation du système nerveux humain
Le système nerveux autonome (SNA) est un réseau complexe de neurones qui régissent plusieurs fonctions du corps:
la coordination des muscles
la gestion des informations sensorielles
la régulation des organes et des cellules
Il recueille des informations, les traite et envoie à son tour des informations.
Les données de la recherche en neurosciences montrent très clairement que les traumatismes et la violence (physique, sexuelle, émotionnelle), la maltraitance, la négligence, les humiliations, les réprimandes déplacées, les jugements parentaux altèrent le système nerveux et les connexions neuronales.
La neuroception est alors perturbée: le sentiment de sécurité intérieur est altéré. Par conséquent la capacité d’adaptation, la capacité à faire face au stress, la régulation des émotions, mais aussi la confiance en soi, l’estime de soi, la capacité à faire des choix, à agir, à développer et entretenir de bonnes relations avec les autres… sont diminuées.
Les approches liées au développement personnel, la plupart des psychothérapies font l’impasse sur le fonctionnement du système nerveux. Or, par exemple, travailler sur les fausses croyances que nous pouvons avoir sur nous-même ou sur les autres ne sert pas à grand chose tant que notre système nerveux déclenche un signal de danger. Le système nerveux va de façon complétement automatique (hors de la conscience) déclencher une réaction de survie. Cette réaction de défense peut être : le combat, la fuite, le figement ou encore la soumission. Nous n’avons alors pas de recul par rapport à ce qui se passe. Nous agissons en réaction à ce qui se passe.
Que permet le modèle InCorporer?
Réapprendre à notre système nerveux à différencier une situation réelle de danger et une situation ressentie comme telle, bien que non dangereuse. Cela nécessite un travail très spécifique, que permet le modèle InCorporer.
Le système nerveux enclenche des réactions défensives parce qu’une part de nous se sent en danger (d’agression, d’abandon, de rejet, d’humiliation etc.) comme cela à pu être le cas dans l’enfance.
Par exemple: adulte nous sommes inhibés, nous nous « écrasons » comme nous avons appris à le faire face à un parent violent quand nous étions enfant. C’était alors une stratégie d’adaptation pertinente et efficace à l’époque. Le problème est que cette réaction défensive continue de se déclencher alors que nous sommes maintenant adulte, en présence de notre supérieur hiérarchique, un voisin un peu trop bruyant, un commerçant pas très sympa…. Et nous nous déprécions pour notre comportement que nous trouvons lâche…
Comprendre d’où cela vient ne suffit pas à changer. Pour enclencher des changements durables, il est nécessaire de donner de nouvelles informations au système nerveux. Le SNA traitera ces nouvelles informations et ne déclenchera plus de réaction de défense, puisque le contexte a changé. Progressivement cela donnera lieu à des ressentis, des émotions, en lien avec de la sécurité. nos comportements seront alors beaucoup plus adaptés. C’est à dire, en adéquation avec ce qui se passe réellement là maintenant.
Pour en revenir à notre exemple: je peux donc aller parler à mon supérieur hiérarchique sans être dans un état de stress démesuré.
Les bénéfices du modèle InCorporer
Moins de jugement sur soi ainsi que sur les autres
Moins de culpabilité, grâce à une meilleure compréhension de nos réactions et de celles des autres
Fin des ruminations
Davantage d’énergie
Moins de procrastination, plus d’action
Trouver sa place
Poser des limites aux autres, savoir dire non sans culpabiliser
Il est communément admis que lorsqu’on va voir un psy, c’est pour parler… S’il est vrai que la parole est le vecteur de communication principal, le corps exprime lui aussi des choses subtiles par le langage corporel.
S’intéresser au corps en psychothérapie devient une évidence.
Pourquoi prendre en compte le corps en thérapie?
En réalité, le corps et la psyché ne font qu’un!Ils sont interdépendants et communiquent constamment ensemble.
Le corps garde des traces du passé, sous la forme de ce que l’on appelle les mémoires implicites. Ces mémoires implicites sont des traces en nous, de ce que nous avons vécu. C’est à dire, que notre corps porte l’inscription des blessures émotionnelles du passé, de notre enfance.
Ces mémoires corporelles sont parfois réactivées (réveillées) par des événements de la vie quotidienne. Lorsque c’est le cas, alors nous ne comprenons généralement pas ce qui se passe en nous. En effet, notre conscient n’arrive pas à faire le lien, entre ce qui se passe dans le présent et le passé.
Ces mémoires corporelles ne sont pas accessibles au langage verbal, à la parole. C’est pourquoi le moyen de communication approprié est le corps lui-même. Le corps porte les blessures du passé et les traumatismes.
Comment s’exprime le corps?
Le corps s’exprime par des sensations mais aussi par des contractures, des courbatures, des douleurs, des symptômes physiques comme des spasmes par exemple.
Par l’intermédiaire de notre posture, de notre positionnement dans l’espace, la place que nous prenons dans une pièce, par nos gestes, nos attitudes…le corps parle de nous, de nos relations avec les autres et avec nous même.
Toutes ces informations viennent compléter les informations verbales. Et elles viennent aussi éclairer sur les blocages, les difficultés.
En effet, parler est nécessaire pour aller mieux…mais c’est loin d’être suffisant.
Concrètement c’est quoi une approche psychocorporelle?
Régulièrement je vous ramènerai à la dimension corporelle par l’intermédiaire de votre respiration, de vos sensations et de la conscience d’être là, ici et maintenant. Vivre l’instant présent, n’est possible que si nous pouvons être pleinement conscients de ce qui se passe autour de nous et en nous, maintenant. Cela implique d’être connecté à soi-même.
Cette conscience se développe, se cultive. Comment? En étant en lien avec notre respiration, nos sensations, nos émotions, et donc de plus en plus en connexion avec soi-même.
En fonction des objectifs de travail, que nous définissons ensemble au cours des premiers entretiens, certaines séances peuvent se passer debout, allongé sur un tapis de sol à faire des exercices.
Le modèle InCorporer met le corps au centre de la thérapie et travaille à la réparation du système nerveux.
Le trouble de la personnalité borderline touche environ 2% de la population en France (10% pour les divers troubles de la personnalité). Le trouble débute généralement à la fin de l’adolescence ou au début de l’âge adulte.
La personnalité s’exprime par la façon de réagir aux situations dans lesquelles nous nous trouvons. Ainsi, notre manière d’être se construit de façon précoce, dans les interactions avec l’environnement, les proches, mais aussi, en fonction de notre tempérament (la part biologique de nous-même).
Les traits de personnalité sont notre façon de penser, de réagir, de percevoir les autres et ce qui nous arrive. Ces traits sont généralement assez stables dans le temps.
Toutefois, certaines caractéristiques de la personnalité, sont parfois plus rigides, et peuvent perturber la qualité de notre relation aux autres. Les relations sociales et professionnelles sont alors difficiles, conflictuelles.
Le trouble de la personnalité borderline
Ce trouble de la personnalité borderline se développe à partir d’une sensibilité spécifique qui se manifeste à 3 niveaux:
Une hyperréactivité aux stimulations de l’environnement, ce qui entraine des réactions parfois disproportionnées
Une intensité de la réaction émotionnelle, ce qui donne naissance à des émotions souvent très/trop fortes
Une lenteur de l’apaisement de cet état émotionnel intense. Ainsi, la personne va rester dans cet état émotionnel fort, plus longtemps que la plupart des gens
C’est pourquoi, une personne souffrant d’un trouble de la personnalité borderline, a tendance à sur-réagir dans certaines situations.
Les relations affectives, amoureuses, les relations au travail sont souvent difficiles à gérer.
Les situations générant du stress sont également difficiles à appréhender. Comme par exemple, le stress lié au travail, passer des examens… etc.
Pour tenter de trouver de l’apaisement, une personne souffrant d’un trouble de la personnalité borderline, a tendance à avoir une consommation abusive d’alcool et/ou autres produits.
C’est pourquoi, des problématiques addictives sont fréquentes chez les personnes présentant ce type de trouble.
Ce mode de réactions intenses, entraine une souffrance importante, une dévalorisation de soi et souvent, des relations avec les autres qui sont difficiles voire explosives.
Cette souffrance est telle, que le risque suicidaire est important. 60 à 70% des personnes souffrant d’un trouble de la personnalité borderline font des tentatives de suicide.
Les autres troubles de la personnalité
Les troubles de la personnalité:
narcissique
dépendante
histrionique
évitante
obsessionnelle-compulsive
paranoïaque
schizotypique
schizoïde
antisocial
Quel type de thérapie est adapté pour la prise en charge de ses troubles?
La thérapie des schémas est adaptée pour le traitement des troubles de la personnalité. D’ailleurs, elle a été développée par Jeffrey Young pour traiter ce type de difficultés. En effet, les thérapies comportementales et cognitives (TCC) se sont révélées, à elles seules, insuffisantes pour la prise en charges de ces troubles.
Par ailleurs, la thérapie EMDR peut également être adéquate pour dépasser les traumatismes souvent présents dans la vie des personnes souffrant d’un trouble de la personnalité, notamment borderline.
La thérapie basée sur la pleine conscience repose sur une forme de méditation laïque.
Approche basée sur la gestion des émotions
L’objectif est de développer une plus grande flexibilité de réactions par rapport aux événements extérieurs, mais aussi, aux événements intérieurs (c’est à dire nos pensées, émotions, sensations corporelles). En effet, nous avons tous des automatismes, des pensées automatiques qui déclenchent des émotions et des réactions qui souvent sont erronées, dysfonctionnelles.
Par exemple: vous croisez votre patron dans les couloirs de l’entreprise, il ne vous dit pas bonjour… Vous en déduisez qu’il est contrarié contre vous et qu’il veut vous virer…
La pratique de la pleine conscience aide à vivre les choses avec plus de distance, à être moins impacté. Et donc à pouvoir penser par exemple: « Il ne m’a pas dit bonjour, ce n’est pas agréable, je ne sais pas ce qui s’est passé. »
La thérapie basée sur la pleine conscience permet de:
Développer les capacités d’attention
Une meilleure gestion des émotions et donc du stress
L’acceptation de ce qui est et que l’on ne peut changer
La flexibilité cognitive
De travailler la prévention des rechutes dépressives
Les indications de la thérapie basée sur la pleine conscience:
La dépression
Les troubles anxieux
Les ruminations mentales, l’inquiétude, les doutes
L’apprentissage de la méditation de pleine conscience est une étape importante dans ce type de thérapie et nécessite un entrainement quotidien. Cette étape repose sur la pratique de séances de méditations guidées, d’exercices corporels et d’explications.
Ainsi, dans un second temps, cette pratique de la méditation de pleine conscience, va permettre de vivre autrement ses propres difficultés, de s’exposer à sa douleur (douleur d’être soi, douleur liée au travail, douleur liée au fait d’être célibataire etc.) Le fait de s’exposer à la douleur va permettre de la vivre autrement.
Le traumatisme ou état de stress post-traumatique résulte de situations ou d’événements que notre psychisme ne peut intégrer (« digérer »).
En effet, certains événements de vie, peuvent avoir un impact traumatique et engendrer des symptômes très invalidants.
Plus l’événement est soudain, menaçant, violent, inimaginable, impensable, plus le risque est important que notre psychisme soit « débordé ».
Après un choc très intense (agression, attentat, prise d’otage, harcèlement, violence, maltraitance, catastrophe naturelle, incendie, etc.), il est normal de développer des symptômes particuliers. Cependant, la violence et le caractère impensable de l’événement ne sont pas des caractéristiques toujours présentes. Il arrive que certains événements, en apparence anodins, puissent avoir un impact traumatique.
Notre psychisme a des capacités d’auto-guérison, comme notre corps d’ailleurs. La plus part du temps, le psychisme parvient à intégrer, à « digérer » la situation difficile avec le temps. Toutefois, il arrive que ces capacités soient débordées, et les éléments de la situation difficile ne sont alors pas traités (donc pas rangés). Ceci explique qu’une personne qui souffre de traumatisme, revit les événements comme s’ils avaient eu lieu la veille.
Quels sont les symptômes du traumatisme ?
Des flashs de l’événement (sous forme visuelle ou auditives)
De l’anxiété
La dépression
Une hypersensibilité à tout ce qui se passe
De la peur
De l’irritabilité
Des troubles du sommeil (difficultés à s’endormir, ou réveils nocturnes)
Des cauchemars
Le sentiment d’être différent
Le sentiment que personne ne peut comprendre
Etc.
Ces manifestations sont tout à fait normales, compte-tenu du contexte, qui lui, est anormal.
Le psychisme et le corps tentent de s’adapter. Avec le temps, ces symptômes s’estompent petit à petit.
Toutefois, parfois le psychisme ne parvient pas à réguler, à « digérer » et les symptômes s’inscrivent dans le temps. On parle alors d’ESPT (Etat de Stress Post-Traumatique) ou traumatisme au sens psychologique.
Malheureusement, passé quelques semaines ou quelques mois, ces symptômes ne disparaitront plus. Consulter un thérapeute spécialisé sera nécessaire pour traiter le traumatisme.
Quel type de thérapie est adapté ?
D’après les spécialistes 20 à 40% des personnes ayant vécu des événements « hors du commun » vont développer un ESPT. Une aide psychologique adaptée va être alors indispensable.
La thérapie EMDR est particulièrement recommandée par l’OMS (organisation Mondiale de la Santé) et l’HAS (Haute Autorité de Santé en France) pour traiter les traumatismes.
La maltraitance physique et/ou psychologique dans le couple, dans l’enfance, au travail… peuvent également avoir un impact traumatique.
L’EMDR est une psychothérapie adaptée pour traiter tous les types de traumatismes (récent ou ancien).
Bouquet de Tulipes. Jeff KOONS
Le modèle InCorporer est particulièrement performant pour travailler sur les traumatismes car il permet au système nerveux de traiter de nouvelles informations.
La thérapie des schémas a été développée par Jeffrey YOUNG, un psychologue américain. Il est le fondateur et le directeur des Centres de thérapie cognitive de New York et du Connecticut, ainsi que de l’Institut de Schéma Therapy de New York.
Cette thérapie est « intégrative » dans le sens où elle repose sur des pratiques et théories issues des: TCC, théorie de l’Attachement, neurosciences, gestalt thérapie, psychanalyse et approches psychodynamiques.
La notion de schéma
Les schémas sont des représentations mentales inconscientes concernant soi-même, les autres et le monde. Concrètement, un schéma est un ensemble de pensées, d’émotions, de sensations corporelles, de comportements, de souvenirs liés à un thème précis. Comme par exemple: l’abandon, l’imperfection, la peur, la méfiance, etc.
Pour mieux comprendre: exemple du schéma d’Abandon
Si je présente le schéma d’Abandon, alors j’ai tendance à me sentir abandonné(e) dans les situations de la vie quotidienne (quand mon/ma conjoint(e) est en retard, quand un ami discute et rigole avec quelqu’un d’autre, quand une personne à qui j’envoie un texto ne me répond pas immédiatement…). En réaction à cela, je vais m’inquiéter ou ressentir une forte colère. Alors, il est probable que j’aurai tendance à me replier sur moi-même ou à l’inverse à devenir agressif/ve…
Quelle est l’origine des schémas?
L’origine des schémas se trouve dans l’enfance. Elle est en lien avec la façon dans les besoins affectifs fondamentaux de l’enfant ont été comblés: adéquatement, insuffisamment ou trop
La qualité des relations avec l’entourage et les expériences précoces de l’enfant sont fondamentales
Le tempérament de l’enfant est lui aussi déterminant
Les besoins affectifs fondamentaux sont:
Le sentiment de sécurité
Se sentir aimé et respecté
Le développement de l’autonomie
La possibilité de s’exprimer (les besoins et les émotions)
La mise en place de limites adaptées
Les étapes de la thérapie des schémas
Dans un premier temps, il est nécessaire d’identifier les schémas dysfonctionnels en lien avec les difficultés actuelles. En effet, cette thérapie permet d’identifier les schémas qui nous sont propres, notamment ceux qui sont dysfonctionnels.
Dans un second temps, par des techniques diverses, patient et thérapeute vont travailler à assouplir les schémas. Ainsi, ils vont devenir moins rigides.
De cette façon, le patient apprend à mieux gérer ses émotions et à sortir des cercles vicieux dans lesquels il est enfermé (sortir des scénarios de répétition).
Dans cet ouvrage, l’auteur Jeffrey Young s’adresse aux patients (ce n’est pas un manuel de thérapeute). Vous y découvrirez la description de tous les schémas, la façon dont ils se mettent en place… La lecture de cet ouvrage est un bon préalable à un travail de thérapie des schémas.
La thérapie EMDR est fondée sur des bases scientifiques et neurobiologiques. En 1987, Francine SHAPIRO, psychologue américaine et membre du Research Institude de Palo Alto, a découvert cette approche psychothérapeutique.
A l’origine, on utilisait la thérapie EMDR pour traiter les personnes traumatisées. Les choses ont beaucoup évoluées et la thérapie EMDR est aujourd’hui, une thérapie émotionnelle très efficace également dans le traitement de l’anxiété, de la dépression, de la confiance en soi…
Le principe de base de la thérapie EMDR est le retraitement de l’information. Le thérapeute stimule ce retraitement de l’information par les mouvements oculaires.
Le terme EMDR signifie en français: intégration neuro-émotionnelle par le traitement adaptatif de l’information.
L’acronyme EMDR signifie en français: thérapie de désensibilisation et retraitement par les mouvements oculaires.
Quelles sont les indications de la thérapie EMDR?
Les traumatismes et les souvenirs perturbants. Cela peut advenir après un attentat, une agression, un braquage, le décès d’un proche, dans un contexte de harcèlement moral, de maltraitance, après la perte de son emploi, un divorce, des humiliations à l’école…
Par ailleurs, la thérapie EMDR permet également de travailler sur les croyances négatives, les croyances limitantes que l’on peut avoir sur soi-même.
La thérapie EMDR, comment ça marche?
Le principe de base est la stimulation bilatérale alternée. On active ce type de stimulation par:
Le mouvement des yeux (suivre les doigts du thérapeute ou un signal lumineux)
Le tapotement des genoux par le thérapeute (taping)
Des vibrations dans les mains à l’aide d’un petit appareil
La stimulation bilatérale (le plus souvent par les mouvements oculaires) permet d’activer le système de traitement de l’informationAinsi, les réseaux de mémoire dysfonctionnels peuvent ainsi être travaillés. La relance du traitement des informations va permettre de couper le lien entre le souvenir de l’expérience et l’émotion négative qui y est associée. C’est une nouvelle programmation de l’information, moins chargée émotionnellement.
Pour mieux comprendre la thérapie EMDR
Il existe en chacun de nous un processus naturel de guérison des traumatismes. Notre corps dispose de la capacité de réparer les blessures, à condition qu’elles ne soient pas trop importantes. Et bien, il en est de même pour le mental. Lorsque nous vivons un moment difficile, notre mental va « digérer » les événements pour nous permettre de continuer à fonctionner. Seulement, lorsque la « blessure », la perturbation, ou la difficulté est trop importante, le processus naturel de traitement de l’information est comme débordé. Le système se bloque. C’est ce qui peut se passer, lors d’un attentat, d’une agression, d’une humiliation, d’un deuil…
Il est à noter que, chaque événement traumatique, mais aussi, douloureux, laisse une trace dans notre psychisme, ainsi que notre corps. Et ce, sous la forme d’un réseau de mémoire « dysfonctionnel ». Les réseaux de mémoire se réactivent à notre insu, dans différentes situations, sans que nous puissions faire une lien direct. Et là nous sommes alors comme « activé ».
Le mécanisme naturel de guérison des traumatismes, repose sur le retraitement des informations dysfonctionnelles, au moyen d’une simulation bilatérale alternée. L’EMDR via la stimulation bilatérale alternée, permet d’activer le système de traitement de l’information. Les réseaux de mémoires dysfonctionnelles peuvent ainsi être travaillés. Dans la thérapie EMDR on parle de désensibilisation.
On ne changera pas les faits, ce qui s’est produit s’est produit. Mais on obtient une modification progressive des traces émotionnelles laissées par certains évènements. Ainsi, notre regard, notre ressenti concernant ces événements changent et par conséquent, la souffrance diminue.
« On ne peut ni changer, ni effacer le passé, mais on peut définitivement ne plus en souffrir. »
Jacques Roques, Guérir avec l’EMDR
Pourquoi parler n’est pas suffisant pour aller mieux?
Non seulement parler d’un traumatisme psychique n’aide pas à se sentir mieux, mais aggrave la situation. En racontant l’événement traumatique, la personne est replongée dans la situation. Cela lui fait revivre le traumatisme et donc réactive un état émotionnel très fort, sans que cela ne permette un retraitement des informations.
Parler du traumatisme n’est pas traiter le traumatisme. Le traumatisme est autant neurobiologique que psychologique. Les mécanismes en jeu sont inconscients, c’est pourquoi la verbalisation n’est pas appropriée. On ne peut pas parler de ce qui n’est pas conscient. La personne ne trouve pas les mots pour dire ce qu’elle vit. C’est de l’ordre du ressenti, du biologique et non de l’ordre du langage. La thérapie EMDR est émotionnelle, c’est pourquoi elle est particulièrement efficace ici.
Pour en savoir plus sur l’EMDR
Certains événements laissent un impact traumatique. Les traces de ces événements sont stockées dans des réseaux de mémoire. La stimulation bilatérale va permettre aux informations bloquées, de circuler à nouveau. C’est un processus similaire à ce qui se passe dans la phase paradoxale du sommeil (nous bougeons d’ailleurs les yeux de la même façon), les souvenirs sont retravaillés, les informations s’intègrent et perdent peu à peu leur effet de nuisance.
Le fait de bouger les yeux en même temps que l’on fait revenir le souvenir de l’événement, traumatique ou perturbant, permet de maintenir une distance avec l’événement.
Ce n’est pas le souvenir de l’événement qui change, mais son impact émotionnel. On ne changera pas les faits, ce qui s’est produit s’est produit. En revanche, avec la thérapie EMDR on obtient une modification progressive des traces émotionnelles laissées par certains événements. Ainsi, notre regard mais aussi notre ressenti concernant ces événements changent et par conséquent, la souffrance diminue.
En quoi les thérapies comportementales et cognitives sont-elles particulières?
Les thérapies comportementales et cognitives, dites TCC, ont la particularité de se centrer sur les difficultés dans « l’ici et maintenant », c’est-à-dire les problèmes concrets que rencontre la personne
Bien que prenant en compte l’histoire de la personne et l’origine des difficultés dans le passé, les thérapies comportementales et cognitives s’intéressent avant tout à la résolution des problèmes actuels, à un mieux-être dans la vis quotidienne.
Par des techniques que le patient apprend à utiliser au cours de sa thérapie, les thérapies comportementales et cognitives, visent à modifier les comportements et les pensées qui sont inadaptés ou source de souffrance.
Le but de ces thérapies n’est pas seulement d’aller mieux, mais et surtout, de changer, d’apprendre à appréhender soi-même, les autres et l’environnement de façon plus épanouissante.
En effet, les thérapies comportementales et cognitives permettent d’explorer la perception de soi-même, des autres et du monde en général, et de déterminer comment le comportement influence les pensées et les émotions (et vice-versa).
Les TCC sont dites actives, dans le sens où le patient aura des exercices à faire entre les séances, à la maison, au restaurant, dans un ascenseur, dans la rue, au travail (en fonction du problème travaillé)… Afin de faciliter, d’accélérer, la mise en place de nouveaux comportements.
Les principes clés des thérapies comportementales et cognitives
En thérapie comportementale et cognitive, les difficultés sont comprises comme étant la conséquence de croyances négatives et de comportements inadaptés. C’est pourquoi, on s’intéresse à la triade: pensée, émotion, comportement.
Il y donc 3 axes d’intervention possibles. Ces axes sont complémentaires.
L’axe cognitif: il concerne les pensées, perceptions, réflexions, interprétations, mais aussi les souvenirs, les images… Concrètement: ce qui se passe dans la tête.
L’axe émotionnel: les émotions (joie, tristesse, colère, peur, anxiété, honte), la souffrance et les sensations physiques…Concrètement: ce que l’on ressent dans son corps.
L’axe comportemental: Les comportements. Concrètement: ce que l’on fait.
De ce fait:
Notre comportement induit des émotions, qui elles-mêmes génèrent des pensées
Nos émotions vont influer sur notre comportement, ce qui va aussi générer des pensées
Nos pensées génèrent des émotions, ce qui va modifier notre comportement
Notre comportement génère des pensées et cela modifie nos émotions
Nos pensées ont de l’influence sur notre comportement, ce qui modifie nos émotions
Nos émotions génèrent des pensées, ce qui a de l’influence sur nos comportements
Autrement dit, notre comportement, nos pensées et nos émotions, sont en interaction tout le temps. Si l’on modifie un élément de la triade, les autres éléments vont évoluer.
Exemples de techniques utilisées
Le questionnement socratique
La désensibilisation systématique
L’exposition
L’exposition avec prévention de la réponse
La restructuration cognitive
Le jeu de rôle L’entraînement aux habiletés sociales
La résolution de problème
La relaxation
Les indications de la thérapie comportementale et cognitive
L’anxiété et les troubles anxieux(crise d’angoisse, attaque de panique, trouble anxieux généralisé, inquiétudes…)
Les TOC, les phobies, la phobie sociale (timidité, peur des autres), agoraphobie
La dépression
Le stress
Les troubles du comportement alimentaire (boulimie, vomissements, anorexie, orthoréxie)
La souffrance au travail, le burn-out
Les difficultés sexuelles
Les addictions (alcool, tabac, achats compulsifs, internet…)
…
Les thérapies comportementales et cognitives peuvent aussi vous aider si vous êtes concerné par:
un comportement colérique, impulsif
la timidité et la tendance à rester en retrait, une mauvaise opinion de vous-même
l’épuisement professionnel
des difficultés à parler en public, un problème d’affirmation de soi, une mauvaise estime de soi
Un exemple pour mieux comprendre:
Suite à une morsure de chien, un enfant peut développer l’idée que les chiens sont méchants (généralisation abusive). De ce fait, il va se méfier des chiens et en avoir peur, puisqu’il a l’idée qu’un chien c’est dangereux.
La mère de cet enfant qui a eu elle même très peur, peut renforcer, sans le vouloir, la peur de son enfant, par des attitudes, des gestes… Cet enfant va commencer à développer des techniques d’évitement, comme par exemple changer de trottoir lorsqu’il y a un chien… Ces évitements vont renforcer sa peur des chiens. Cet enfant peut devenir, des années plus tard, un adulte qui a une phobie des chiens.
En ce confrontant, très progressivement, en imagination dans un premier temps, puis dans le réel, à sa peur et à son ressenti corporel, il aura de moins en moins peur. Ses pensées concernant les chiens et leur méchanceté supposée, commenceront à se modifier. En évitant d’éviter, il prendra conscience de sa capacité à faire face. Petit à petit, il prendra confiance en lui et révisera son jugement: « certains chiens sont méchants ».
En résumé
Il est établi depuis longtemps, que ce ne sont pas les événements en eux-mêmes qui nous perturbent, mais la façon dont nous les percevons. Les émotions que nous ressentons face à l’événement nous sont difficiles à vivre et à accepter.
Avec les TCC nous pouvons apprendre à changer la façon dont nous pensons. C’est ce que l’on nomme la restructuration cognitive. Cela entraine une modification de:
ce que nous ressentons
la façon dont nous nous percevons et dont nous percevons les autres
la manière dont nous envisageons les situations
notre comportement
« Ce qui trouble les hommes ce ne sont pas les choses mais les jugements qu’ils portent sur les choses. »